Le mot « occultisme » dĂ©range encore. Il intrigue, fascine, mais il peut aussi faire peur. Pour certains, il Ă©voque immĂ©diatement quelque chose de sombre, dâinterdit, de dangereux, voire de dĂ©moniaque.
Pourtant, avant dâavoir peur dâun mot, encore faut-il comprendre ce quâil signifie.
Le terme « occulte » vient du latin occultus, qui signifie « cachĂ© », « secret », « dissimulĂ© ». Historiquement, lâoccultisme regroupe diffĂ©rentes doctrines, connaissances et pratiques cherchant Ă explorer ce qui est considĂ©rĂ© comme cachĂ©, invisible ou inaccessible aux sens ordinaires.
Occulte ne signifie donc pas « maléfique ».
Et câest justement lĂ que les choses deviennent intĂ©ressantes.
Aujourdâhui, nous parlons volontiers de spiritualitĂ©, de mĂ©diumnitĂ©, de voyance, de soins Ă©nergĂ©tiques ou de magnĂ©tisme en utilisant le vocabulaire de la « lumiĂšre ». Pourtant, plusieurs de ces pratiques appartiennent, croisent ou sont historiquement rattachĂ©es au vaste univers Ă©sotĂ©rique et occulte.
Alors pourquoi accepter certains mots et en diaboliser dâautres ?
Occulte : ce qui est cachĂ© et non dĂ©voilĂ© : Â
Une connaissance occulte dĂ©signe traditionnellement une connaissance cachĂ©e, rĂ©servĂ©e ou qui nĂ©cessite un apprentissage pour ĂȘtre comprise.
Durant des siÚcles, de nombreux enseignements ésotériques étaient transmis dans des cercles restreints, parfois de maßtre à élÚve. Ils demandaient étude, observation, expérimentation et initiation.
Câest cette notion quâil faut retenir.
Lâocculte nâest pas forcĂ©ment sombre : il est cachĂ©.
Une pratique ne cesse donc pas dâappartenir Ă lâunivers occulte simplement parce quâelle est aujourdâhui prĂ©sentĂ©e comme « lumineuse ».
Lâoccultiste français Ăliphas LĂ©vi Ă©crivait :
« Pratiquer la magie, câest ĂȘtre un charlatan ; connaĂźtre la magie, câest ĂȘtre un sage. »
Cette phrase illustre une notion qui me paraĂźt fondamentale : avant de pratiquer, il faut apprendre et comprendre.
Plus prĂšs de notre Ă©poque, lâauteur et historien de lâĂ©sotĂ©risme Mitch Horowitz explique Ă©galement, lorsquâil Ă©voque les rĂ©actions suscitĂ©es par le mot occultisme, que certains lâassocient au diabolique et dâautres Ă la superstition, alors que, selon lui, « ce nâest aucune de ces choses ».
Lâoccultisme est donc beaucoup plus vaste et complexe que lâimage qui lui est parfois donnĂ©e.
Quels sont les diffĂ©rents univers de lâoccultisme ?
Il nâexiste pas un occultisme, mais une multitude de traditions, de courants et de pratiques.
Leurs histoires sont diffĂ©rentes et il serait incorrect de toutes les considĂ©rer comme identiques. Elles ont nĂ©anmoins souvent un point commun : elles sâintĂ©ressent Ă ce qui est cachĂ©, symbolique, invisible ou supposĂ© inaccessible Ă nos perceptions ordinaires.
La voyance et les arts divinatoires
La voyance et la divination cherchent Ă obtenir des informations concernant une personne, une situation ou un avenir possible.
Tarot, oracles, cartomancie, boule de cristal, chiromancie et perceptions intuitives en sont quelques exemples.
Aujourdâhui, la voyance est parfois totalement dissociĂ©e du mot « occultisme », probablement parce que ce dernier dĂ©range davantage.
Pourtant, les arts divinatoires font historiquement partie de lâunivers Ă©sotĂ©rique et occulte.
Cela ne les rend ni bons ni mauvais.
Et surtout, une consultation de voyance ne devrait jamais emprisonner une personne dans une prédiction. Le libre arbitre doit rester essentiel.
La médiumnité :
La médiumnité désigne la capacité supposée de percevoir des informations ou des présences qui ne seraient pas accessibles par nos cinq sens ordinaires.
Elle peut notamment sâexprimer Ă travers la clairvoyance, la clairaudience, la clairsentience, la clairconnaissance, les rĂȘves, lâĂ©criture, la mĂ©diumnitĂ© artistique ou encore le contact avec les dĂ©funts.
Aujourdâhui, la mĂ©diumnitĂ© est souvent prĂ©sentĂ©e comme une pratique spirituelle « lumineuse ».
Mais là encore, employer le mot « lumiÚre » ne change pas son histoire.
La mĂ©diumnitĂ© appartient pleinement Ă lâunivers de lâinvisible et entretient historiquement des liens Ă©troits avec le spiritisme et lâĂ©sotĂ©risme.
ReconnaĂźtre cela ne signifie pas la rendre sombre.
Cela signifie simplement appeler les choses par leur nom sans avoir peur des mots.
Le spiritisme et la communication avec les défunts :
Le spiritisme moderne connaßt un essor considérable au XIXᔠsiÚcle, notamment avec Allan Kardec.
Il repose notamment sur la croyance en la survivance de lâĂąme aprĂšs la mort et sur la possibilitĂ© dâune communication entre les vivants et les esprits.
Tables tournantes, guéridons, écriture médiumnique et différentes formes de communication ont marqué son histoire.
Il faut néanmoins apporter une nuance : le spiritisme kardéciste constitue une doctrine philosophique et spirituelle particuliÚre et tous les spirites ne se définissent pas nécessairement comme occultistes.
Mais une fois encore, nous explorons ici ce qui est considéré comme invisible et caché.
La Ouija : entre fantasmes, préjugés et réalité de la pratique :
La Ouija est probablement lâun des meilleurs exemples des contradictions que nous entretenons avec lâoccultisme.
Une personne peut annoncer quâelle communique avec les dĂ©funts grĂące Ă sa mĂ©diumnitĂ© et ĂȘtre qualifiĂ©e de « lumineuse »… Mais quâune autre sorte de personne ou d’outil comme une planche Ouija et, soudainement, certains parlent de dĂ©mons, de portes ouvertes et de danger.
Pourtant, en suivant une logique « majoritaire » dans la « lumiĂšre Divine »… Si lâintention est dâĂ©tablir une communication avec un dĂ©funt, oĂč se situe rĂ©ellement la diffĂ©rence fondamentale ?
La Ouija souffre Ă©normĂ©ment de lâimage construite par le cinĂ©ma dâhorreur, les rĂ©cits sensationnalistes et certaines croyances.
Et je dois reconnaĂźtre quâil est parfois Ă©nervant et mĂȘme affligeant de lire certains commentaires sur les rĂ©seaux sociaux.
On peut lire que « la Ouija ouvre les portes aux dĂ©mons », que « câest dangereux », quâ« il ne faut jamais toucher à ça »âŠ
Et bien souvent, ces affirmations viennent de personnes qui nâont jamais rĂ©ellement appris ou pratiquĂ© cet outil dans un cadre sĂ©rieux.
On a parfaitement le droit de ne pas aimer la Ouija, de ne pas vouloir la pratiquer, dâen avoir peur ou dâavoir des croyances diffĂ©rentes.
Mais affirmer comme une vĂ©ritĂ© universelle que « la Ouija ouvre les portes aux dĂ©mons » relĂšve dâune croyance et non dâun fait scientifiquement Ă©tabli.
Et il est intĂ©ressant de rappeler quâau cours de lâhistoire, dâautres pratiques ont elles aussi Ă©tĂ© accusĂ©es dâĂȘtre dangereuses ou dĂ©moniaques : la divination, la mĂ©diumnitĂ©, le spiritisme et diffĂ©rentes formes de magie.
Il est parfois plus facile de diaboliser ce que lâon ne connaĂźt pas que de chercher Ă le comprendre.
Pour certains « La Ouija est un jeu » : Alors NON et oui historiquement :
Une autre remarque me fatigue particuliĂšrement : « Mais la Ouija, câest un jeu ! »
Historiquement, oui : la planche Ouija a notamment été commercialisée comme un divertissement à partir de la fin du XIXᔠsiÚcle.
Mais son histoire commerciale ne dĂ©termine pas nĂ©cessairement lâutilisation quâen font aujourdâhui certains pratiquants.
Dans ma pratique, je ne considĂšre absolument pas la Ouija comme un jeu !!!
Je la considÚre comme un outil spirite qui nécessite apprentissage, discernement, bon sens, expérience et maturité.
Acheter une planche, poser ses doigts dessus et attendre quâil se passe quelque chose ne signifie pas avoir appris Ă pratiquer.
Pour quelquâun qui souhaite dĂ©couvrir cet outil dans une dĂ©marche spirite, ĂȘtre encadrĂ© par une personne expĂ©rimentĂ©e me paraĂźt beaucoup plus responsable que de se lancer sans connaissances simplement parce quâon a vu quelques vidĂ©os sur Internet.
Et pratiquer avec discernement signifie également conserver son esprit critique.
Tous les mouvements dâune planchette ne prouvent pas nĂ©cessairement une intervention extĂ©rieure : lâeffet idĂ©omoteur, par exemple, permet dâexpliquer scientifiquement comment de petits mouvements musculaires inconscients peuvent dĂ©placer une planchette sans que les participants aient conscience de les produire.
ConnaĂźtre cette explication ne devrait pas effrayer le pratiquant.
Au contraire : apprendre, câest aussi accepter de confronter ses croyances Ă dâautres explications.
Le médium ou le spirite possÚde lui aussi sa caisse à outils !
Jâaime comparer ma pratique spirite et mĂ©diumnique au travail dâun professionnel du bĂątiment.
Exemple personnel afin que tout le monde comprenne:
- Imaginez un artisan qui arrive sur un chantier.
- Sa camionnette contient une multitude dâoutils.
Mais va-t-il utiliser les mĂȘmes outils pour monter un mur, poser du carrelage, faire de la tapisserie, rĂ©aliser des finitions ou travailler le bois ?
Ăvidemment que non. Il choisira son outil en fonction du travail quâil doit rĂ©aliser.
Et surtout, posséder tous les outils du monde ne fera jamais automatiquement de lui un bon artisan.
Il doit apprendre Ă les utiliser.
Il doit connaĂźtre leur fonction, leurs possibilitĂ©s, leurs limites et leurs risques. Il doit savoir quel outil choisir, comment sâen servir et parfois comprendre que le meilleur choix est justement de ne pas utiliser cet outil.
Pour moi, il en va exactement de mĂȘme dans mon travail.
Le pendule, la Ouija, le guĂ©ridon, lâĂ©criture automatique ou intuitive, mais aussi nos propres capacitĂ©s comme la clairaudience, la clairvoyance, la clairsentience ou la clairconnaissance peuvent constituer diffĂ©rents outils ou moyens de perception.
- Je ne vais pas utiliser systématiquement la Ouija parce que je souhaite obtenir une information.
- Je ne vais pas utiliser systĂ©matiquement mon pendule parce quâil se trouve Ă cĂŽtĂ© de moi.
Dans certaines situations, mes capacités médiumniques peuvent suffire.
Ă chaque situation son outil !Â
Ce nâest pas le marteau qui fait le maçon !
Imaginez maintenant que nous prenions un marteau dans la caisse de notre artisan et que nous déclarions :
« Cet outil est mauvais. »
Cela aurait-il vraiment du sens ?
Un marteau peut ĂȘtre parfaitement adaptĂ© Ă une tĂąche et totalement inadaptĂ© Ă une autre.
Ce qui compte, câest qui lâutilise, pourquoi, comment et dans quel contexte.
Câest exactement ainsi que je considĂšre les outils spirites.
Je trouve donc rĂ©ducteur dâaffirmer :
- « La Ouija est mauvaise. »
« Le pendule est sans danger. »
« La médiumnité est lumineuse. »
« Tel outil est sombre. »
Lâoutil reste un outil.
Câest la connaissance que nous en avons, notre intention, notre discernement, notre expĂ©rience et notre maniĂšre de lâutiliser qui mĂ©ritent dâĂȘtre interrogĂ©s.
Acheter un outil ne signifie pas savoir pratiquer …
- Acheter un pendule ne fait pas automatiquement de quelquâun un radiesthĂ©siste expĂ©rimentĂ©.
- Acheter une planche Ouija ne signifie pas savoir mener une séance spirite.
- Prendre un stylo et une feuille ne signifie pas maĂźtriser lâĂ©criture automatique.
- Posséder un tarot ne signifie pas maßtriser la cartomancie.
- Et ressentir une présence ou entendre quelque chose une fois ne signifie pas avoir terminé son apprentissage de la médiumnité.
LOGIQUEMENT ? IL FAUT ?
- apprendre,
- pratiquer,
- Observer,
- Faire des erreurs,
- Les comprendre.
- Se remettre en question.
- Développer son discernement.
Et parfois accepter que ce que nous avions interprĂ©tĂ© dâune certaine maniĂšre quelques annĂ©es auparavant puisse aujourdâhui recevoir une autre explication.
Un apprentissage qui dure toute une vie :Â
Câest probablement lâune des choses les plus importantes que toutes ces annĂ©es de pratique peuvent nous apprendre :
On nâa jamais fini dâapprendre ! Et on a pas assez d’une vie parfois pour le comprendre !
Avec le temps, nos perceptions peuvent évoluer. Notre maniÚre de pratiquer change également.
Personnellement, je ne suis plus « la » mĂȘme thĂ©rapeute holistique qu’il y a 10 ans. Certains outils deviennent moins nĂ©cessaires dans ma pratique. Dâautres peuvent apparaĂźtre. Il y a plus de 10 ans j’avais besoin de supports (oracles, pendule etc). Aujourd’hui, c’est sans support et encore …
Pour exemple, dans mes consultations de voyance. J’utilise a la demande de certains consultants car je cite :  » Vous pouvez prendre vos cartes? Moi j’aime bien avec les cartes ».
Ce qui est important de retenir, c’est que la pratique devrait nous apprendre lâhumilitĂ© et le respect.
- Accepter de ne pas savoir.
- Accepter de pouvoir nous tromper.
- Accepter de ne pas avoir une réponse à tout.
- Accepter de faire ses propres recherches et expĂ©riences sans s’occuper ce que les autres font.
- Accepter qu’une personne qui a suivi une formation payante ne vous envoi pas le pdf !
Un artisan expĂ©rimentĂ©, Ă suivi un cursus d’apprentissage, et continue Ă perfectionner ses gestes aprĂšs des dizaines dâannĂ©es de mĂ©tier.
Pourquoi devrait-il en ĂȘtre autrement pour quelquâun qui travaille avec la mĂ©diumnitĂ© ou le spiritisme ?
Pour moi, cet apprentissage peut durer toute une vie !
Et les soins énergétiques et le magnétisme ?
Le magnĂ©tisme, lâimposition des mains et diffĂ©rentes conceptions de lâĂ©nergie invisible ont Ă©galement croisĂ© lâhistoire de lâĂ©sotĂ©risme et de lâoccultisme.
Les pratiques Ă©nergĂ©tiques contemporaines sont aujourdâhui davantage prĂ©sentĂ©es comme des pratiques de bien-ĂȘtre et toutes ne peuvent pas ĂȘtre historiquement rangĂ©es dans une seule et mĂȘme catĂ©gorie.
Elles partagent cependant souvent cette volonté de travailler avec une énergie ou une réalité invisible supposée.
Cela ne signifie pas quâelles remplacent la mĂ©decine.
Un soin Ă©nergĂ©tique reste une pratique complĂ©mentaire de bien-ĂȘtre et ne devrait jamais remplacer un diagnostic, un traitement mĂ©dical ou un accompagnement psychologique lorsque celui-ci est nĂ©cessaire.
La radiesthésie :
La radiesthésie utilise notamment le pendule ou les baguettes.
Selon les pratiques, ces outils peuvent servir Ă rechercher de lâeau, obtenir des rĂ©ponses, travailler en gĂ©obiologie ou accompagner certaines pratiques spirituelles et Ă©nergĂ©tiques.
Nous retrouvons encore une fois cette mĂȘme idĂ©e :
chercher Ă percevoir ou interprĂ©ter quelque chose qui nâest pas immĂ©diatement visible.
Lâastrologie et lâalchimie :
Lâastrologie possĂšde une histoire extrĂȘmement ancienne et repose sur lâinterprĂ©tation symbolique des astres et de leurs correspondances supposĂ©es avec les ĂȘtres humains ou les Ă©vĂ©nements.
Elle doit aujourdâhui ĂȘtre distinguĂ©e de lâastronomie : lâastronomie est une science, tandis que lâastrologie relĂšve dâun systĂšme symbolique et divinatoire.
Lâalchimie constitue Ă©galement lâun des grands univers historiques associĂ©s Ă lâoccultisme.
Au-delà de la recherche de la pierre philosophale ou de la transformation des métaux, certaines traditions alchimiques ont développé une dimension profondément symbolique dans laquelle la transformation de la matiÚre représente également une transformation intérieure.
La magie, les rituels et les traditions Ă©sotĂ©riques :Â
Enfin, lâoccultisme comprend une multitude de traditions faisant intervenir des symboles, plantes, bougies, talismans, priĂšres, invocations, correspondances ou rituels.
Le mot « magie » ne signifie pas automatiquement « magie noire ».
De la mĂȘme maniĂšre que le mot « spirituel » ne garantit pas automatiquement que tout ce qui est pratiquĂ© sous cette Ă©tiquette soit bienveillant.
Les mots ne suffisent pas. Regardons plutĂŽt les intentions, les pratiques, lâĂ©thique et les comportements.
Occulte ne signifie ni lumineux ni sombre :Â
VoilĂ finalement le cĆur de cet article.
Nous entendons Ă©normĂ©ment parler aujourdâhui de « lumiĂšre », dâĂ©nergies lumineuses, de pratiques lumineuses ou encore de travailleurs de lumiĂšre.
Mais il ne faut pas confondre un vocabulaire spirituel contemporain avec une définition historique.
La voyance ne cesse pas dâappartenir Ă lâunivers Ă©sotĂ©rique parce quâelle est pratiquĂ©e avec bienveillance.
La mĂ©diumnitĂ© ne cesse pas dâexplorer lâinvisible parce quâelle est exercĂ©e dans lâamour.
La Ouija ne devient pas automatiquement maléfique parce que son image culturelle est plus sombre.
Et une pratique énergétique ne devient pas scientifiquement démontrée parce que nous utilisons le mot « énergie ».
Occulte signifie avant tout : cachĂ©. Ce nâest pas, en soi, un jugement moral.
Je pense que nous gagnerions Ă©normĂ©ment Ă sortir de deux extrĂȘmes :
avoir peur de tout ce qui est occulte ou, au contraire, croire aveuglément à tout ce qui est présenté comme spirituel.
Lâun comme lâautre peuvent nous faire perdre notre discernement.
- Lisez.
- Renseignez-vous.
- Ătudiez lâhistoire des pratiques.
- Ăcoutez diffĂ©rentes personnes.
- Comparez les points de vue.
- Acceptez les explications rationnelles lorsquâelles existent.
- Et si vous souhaitez pratiquer, apprenez avant de vous lancer.
Une pratique spirituelle ne devrait jamais vous demander dâabandonner votre esprit critique.
MĂ©fiez-vous Ă©galement des personnes qui utilisent lâinvisible pour faire peur, crĂ©er une dĂ©pendance, promettre une guĂ©rison ou prĂ©tendre possĂ©der une vĂ©ritĂ© absolue.
La connaissance devrait ouvrir notre rĂ©flexion, pas lâenfermer.
Conclusion :
Alors finalement, plutĂŽt que de vous dire ce que vous devez penser de lâoccultisme, jâai envie de vous laisser avec quelques questions.
- Pourquoi la mĂ©diumnitĂ© vous paraĂźt-elle peut-ĂȘtre « lumineuse » alors que la Ouija vous semble « sombre » ?
- Pourquoi un pendule serait-il plus acceptable quâune planche Ouija ?
- Est-ce lâoutil qui vous fait peur ou ce que lâon vous a racontĂ© Ă son sujet ?
- Une pratique devient-elle forcĂ©ment bonne parce quâon lui ajoute le mot « lumiĂšre » ?
- Et devient-elle automatiquement mauvaise parce quâelle appartient Ă lâunivers occulte ?
Faites en sorte que cette dĂ©cision soit rĂ©ellement la vĂŽtre, et non simplement celle que la peur, les rĂ©seaux sociaux, un film ou les croyances dâune autre personne vous auront imposĂ©e.
Car finalement, quâil sâagisse dâun pendule, dâune planche Ouija, dâun tarot, dâun guĂ©ridon ou mĂȘme de nos propres capacitĂ©s mĂ©diumniques :
un outil reste un outil.
Comme pour lâartisan, ce nâest pas le nombre dâoutils prĂ©sents dans notre caisse qui fait notre expĂ©rience.
Câest le temps passĂ© Ă apprendre Ă les connaĂźtre, Ă comprendre leurs limites et Ă savoir quand et comment les utiliser.
© Julie Garcia â JulieNergies
Tous les contenus, textes, visuels et crĂ©ations prĂ©sents sur le blog JulieNergies sont protĂ©gĂ©s par le droit dâauteur conformĂ©ment au Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle.
Toute reproduction ou utilisation, totale ou partielle, sans autorisation écrite préalable est interdite.
Merci de respecter le travail et les créations de JulieNergies.


Ton regard et ton énergie sont les bienvenus dans cet espace de partage :