🌙 L’occultisme : comprendre les diffĂ©rents univers des sciences occultes 🌙

Le mot « occultisme » dĂ©range encore. Il intrigue, fascine, mais il peut aussi faire peur. Pour certains, il Ă©voque immĂ©diatement quelque chose de sombre, d’interdit, de dangereux, voire de dĂ©moniaque.

Pourtant, avant d’avoir peur d’un mot, encore faut-il comprendre ce qu’il signifie.

Le terme « occulte » vient du latin occultus, qui signifie « cachĂ© », « secret », « dissimulĂ© ». Historiquement, l’occultisme regroupe diffĂ©rentes doctrines, connaissances et pratiques cherchant Ă  explorer ce qui est considĂ©rĂ© comme cachĂ©, invisible ou inaccessible aux sens ordinaires.

Occulte ne signifie donc pas « maléfique ».

Et c’est justement lĂ  que les choses deviennent intĂ©ressantes.

Aujourd’hui, nous parlons volontiers de spiritualitĂ©, de mĂ©diumnitĂ©, de voyance, de soins Ă©nergĂ©tiques ou de magnĂ©tisme en utilisant le vocabulaire de la « lumiĂšre ». Pourtant, plusieurs de ces pratiques appartiennent, croisent ou sont historiquement rattachĂ©es au vaste univers Ă©sotĂ©rique et occulte.

Alors pourquoi accepter certains mots et en diaboliser d’autres ?

Occulte : ce qui est caché et non dévoilé :  

Une connaissance occulte dĂ©signe traditionnellement une connaissance cachĂ©e, rĂ©servĂ©e ou qui nĂ©cessite un apprentissage pour ĂȘtre comprise.

Durant des siÚcles, de nombreux enseignements ésotériques étaient transmis dans des cercles restreints, parfois de maßtre à élÚve. Ils demandaient étude, observation, expérimentation et initiation.

C’est cette notion qu’il faut retenir.

L’occulte n’est pas forcĂ©ment sombre : il est cachĂ©.

Une pratique ne cesse donc pas d’appartenir Ă  l’univers occulte simplement parce qu’elle est aujourd’hui prĂ©sentĂ©e comme « lumineuse ».

L’occultiste français Éliphas LĂ©vi Ă©crivait :

« Pratiquer la magie, c’est ĂȘtre un charlatan ; connaĂźtre la magie, c’est ĂȘtre un sage. »

Cette phrase illustre une notion qui me paraĂźt fondamentale : avant de pratiquer, il faut apprendre et comprendre.

Plus prĂšs de notre Ă©poque, l’auteur et historien de l’ésotĂ©risme Mitch Horowitz explique Ă©galement, lorsqu’il Ă©voque les rĂ©actions suscitĂ©es par le mot occultisme, que certains l’associent au diabolique et d’autres Ă  la superstition, alors que, selon lui, « ce n’est aucune de ces choses ».

L’occultisme est donc beaucoup plus vaste et complexe que l’image qui lui est parfois donnĂ©e.

Quels sont les diffĂ©rents univers de l’occultisme ?

Il n’existe pas un occultisme, mais une multitude de traditions, de courants et de pratiques.

Leurs histoires sont diffĂ©rentes et il serait incorrect de toutes les considĂ©rer comme identiques. Elles ont nĂ©anmoins souvent un point commun : elles s’intĂ©ressent Ă  ce qui est cachĂ©, symbolique, invisible ou supposĂ© inaccessible Ă  nos perceptions ordinaires.

La voyance et les arts divinatoires

La voyance et la divination cherchent Ă  obtenir des informations concernant une personne, une situation ou un avenir possible.

Tarot, oracles, cartomancie, boule de cristal, chiromancie et perceptions intuitives en sont quelques exemples.

Aujourd’hui, la voyance est parfois totalement dissociĂ©e du mot « occultisme », probablement parce que ce dernier dĂ©range davantage.

Pourtant, les arts divinatoires font historiquement partie de l’univers Ă©sotĂ©rique et occulte.

Cela ne les rend ni bons ni mauvais.

Et surtout, une consultation de voyance ne devrait jamais emprisonner une personne dans une prédiction. Le libre arbitre doit rester essentiel.

La médiumnité :

La médiumnité désigne la capacité supposée de percevoir des informations ou des présences qui ne seraient pas accessibles par nos cinq sens ordinaires.

Elle peut notamment s’exprimer Ă  travers la clairvoyance, la clairaudience, la clairsentience, la clairconnaissance, les rĂȘves, l’écriture, la mĂ©diumnitĂ© artistique ou encore le contact avec les dĂ©funts.

Aujourd’hui, la mĂ©diumnitĂ© est souvent prĂ©sentĂ©e comme une pratique spirituelle « lumineuse ».

Mais là encore, employer le mot « lumiÚre » ne change pas son histoire.

La mĂ©diumnitĂ© appartient pleinement Ă  l’univers de l’invisible et entretient historiquement des liens Ă©troits avec le spiritisme et l’ésotĂ©risme.

ReconnaĂźtre cela ne signifie pas la rendre sombre.

Cela signifie simplement appeler les choses par leur nom sans avoir peur des mots.

Le spiritisme et la communication avec les défunts :

Le spiritisme moderne connaĂźt un essor considĂ©rable au XIXᔉ siĂšcle, notamment avec Allan Kardec.

Il repose notamment sur la croyance en la survivance de l’ñme aprĂšs la mort et sur la possibilitĂ© d’une communication entre les vivants et les esprits.

Tables tournantes, guéridons, écriture médiumnique et différentes formes de communication ont marqué son histoire.

Il faut néanmoins apporter une nuance : le spiritisme kardéciste constitue une doctrine philosophique et spirituelle particuliÚre et tous les spirites ne se définissent pas nécessairement comme occultistes.

Mais une fois encore, nous explorons ici ce qui est considéré comme invisible et caché.

La Ouija : entre fantasmes, préjugés et réalité de la pratique :

La Ouija est probablement l’un des meilleurs exemples des contradictions que nous entretenons avec l’occultisme.

Une personne peut annoncer qu’elle communique avec les dĂ©funts grĂące Ă  sa mĂ©diumnitĂ© et ĂȘtre qualifiĂ©e de « lumineuse »… Mais qu’une autre sorte de personne ou d’outil comme une planche Ouija et, soudainement, certains parlent de dĂ©mons, de portes ouvertes et de danger.

Pourtant, en suivant une logique « majoritaire » dans la « lumiĂšre Divine »… Si l’intention est d’établir une communication avec un dĂ©funt, oĂč se situe rĂ©ellement la diffĂ©rence fondamentale ?

La Ouija souffre Ă©normĂ©ment de l’image construite par le cinĂ©ma d’horreur, les rĂ©cits sensationnalistes et certaines croyances.

Et je dois reconnaĂźtre qu’il est parfois Ă©nervant et mĂȘme affligeant de lire certains commentaires sur les rĂ©seaux sociaux.

On peut lire que « la Ouija ouvre les portes aux dĂ©mons », que « c’est dangereux », qu’« il ne faut jamais toucher Ă  ça » 

Et bien souvent, ces affirmations viennent de personnes qui n’ont jamais rĂ©ellement appris ou pratiquĂ© cet outil dans un cadre sĂ©rieux.

On a parfaitement le droit de ne pas aimer la Ouija, de ne pas vouloir la pratiquer, d’en avoir peur ou d’avoir des croyances diffĂ©rentes.

Mais affirmer comme une vĂ©ritĂ© universelle que « la Ouija ouvre les portes aux dĂ©mons » relĂšve d’une croyance et non d’un fait scientifiquement Ă©tabli.

Et il est intĂ©ressant de rappeler qu’au cours de l’histoire, d’autres pratiques ont elles aussi Ă©tĂ© accusĂ©es d’ĂȘtre dangereuses ou dĂ©moniaques : la divination, la mĂ©diumnitĂ©, le spiritisme et diffĂ©rentes formes de magie.

Il est parfois plus facile de diaboliser ce que l’on ne connaüt pas que de chercher à le comprendre.

Pour certains « La Ouija est un jeu » : Alors NON et  oui historiquement :

Une autre remarque me fatigue particuliĂšrement : « Mais la Ouija, c’est un jeu ! »

Historiquement, oui : la planche Ouija a notamment Ă©tĂ© commercialisĂ©e comme un divertissement Ă  partir de la fin du XIXᔉ siĂšcle.

Mais son histoire commerciale ne dĂ©termine pas nĂ©cessairement l’utilisation qu’en font aujourd’hui certains pratiquants.

Dans ma pratique, je ne considĂšre absolument pas la Ouija comme un jeu !!!

Je la considÚre comme un outil spirite qui nécessite apprentissage, discernement, bon sens, expérience et maturité.

Acheter une planche, poser ses doigts dessus et attendre qu’il se passe quelque chose ne signifie pas avoir appris à pratiquer.

Pour quelqu’un qui souhaite dĂ©couvrir cet outil dans une dĂ©marche spirite, ĂȘtre encadrĂ© par une personne expĂ©rimentĂ©e me paraĂźt beaucoup plus responsable que de se lancer sans connaissances simplement parce qu’on a vu quelques vidĂ©os sur Internet.

Et pratiquer avec discernement signifie également conserver son esprit critique.

Tous les mouvements d’une planchette ne prouvent pas nĂ©cessairement une intervention extĂ©rieure : l’effet idĂ©omoteur, par exemple, permet d’expliquer scientifiquement comment de petits mouvements musculaires inconscients peuvent dĂ©placer une planchette sans que les participants aient conscience de les produire.

ConnaĂźtre cette explication ne devrait pas effrayer le pratiquant.

Au contraire : apprendre, c’est aussi accepter de confronter ses croyances à d’autres explications.

Le médium ou le spirite possÚde lui aussi sa caisse à outils !

J’aime comparer ma pratique spirite et mĂ©diumnique au travail d’un professionnel du bĂątiment.

Exemple personnel afin que tout le monde comprenne:

  • Imaginez un artisan qui arrive sur un chantier.
  • Sa camionnette contient une multitude d’outils.

Mais va-t-il utiliser les mĂȘmes outils pour monter un mur, poser du carrelage, faire de la tapisserie, rĂ©aliser des finitions ou travailler le bois ?

Évidemment que non. Il choisira son outil en fonction du travail qu’il doit rĂ©aliser.

Et surtout, posséder tous les outils du monde ne fera jamais automatiquement de lui un bon artisan.

Il doit apprendre Ă  les utiliser.

Il doit connaĂźtre leur fonction, leurs possibilitĂ©s, leurs limites et leurs risques. Il doit savoir quel outil choisir, comment s’en servir et parfois comprendre que le meilleur choix est justement de ne pas utiliser cet outil.

Pour moi, il en va exactement de mĂȘme dans mon travail.

Le pendule, la Ouija, le guĂ©ridon, l’écriture automatique ou intuitive, mais aussi nos propres capacitĂ©s comme la clairaudience, la clairvoyance, la clairsentience ou la clairconnaissance peuvent constituer diffĂ©rents outils ou moyens de perception.

  • Je ne vais pas utiliser systĂ©matiquement la Ouija parce que je souhaite obtenir une information.
  • Je ne vais pas utiliser systĂ©matiquement mon pendule parce qu’il se trouve Ă  cĂŽtĂ© de moi.

Dans certaines situations, mes capacités médiumniques peuvent suffire.

À chaque situation son outil ! 

Ce n’est pas le marteau qui fait le maçon !

Imaginez maintenant que nous prenions un marteau dans la caisse de notre artisan et que nous déclarions :

« Cet outil est mauvais. »

Cela aurait-il vraiment du sens ?

Un marteau peut ĂȘtre parfaitement adaptĂ© Ă  une tĂąche et totalement inadaptĂ© Ă  une autre.

Ce qui compte, c’est qui l’utilise, pourquoi, comment et dans quel contexte.

C’est exactement ainsi que je considùre les outils spirites.

Je trouve donc rĂ©ducteur d’affirmer :

  • « La Ouija est mauvaise. »
    « Le pendule est sans danger. »
    « La médiumnité est lumineuse. »
    « Tel outil est sombre. »

L’outil reste un outil.

C’est la connaissance que nous en avons, notre intention, notre discernement, notre expĂ©rience et notre maniĂšre de l’utiliser qui mĂ©ritent d’ĂȘtre interrogĂ©s.

Acheter un outil ne signifie pas savoir pratiquer …

  • Acheter un pendule ne fait pas automatiquement de quelqu’un un radiesthĂ©siste expĂ©rimentĂ©.
  • Acheter une planche Ouija ne signifie pas savoir mener une sĂ©ance spirite.
  • Prendre un stylo et une feuille ne signifie pas maĂźtriser l’écriture automatique.
  • PossĂ©der un tarot ne signifie pas maĂźtriser la cartomancie.
  • Et ressentir une prĂ©sence ou entendre quelque chose une fois ne signifie pas avoir terminĂ© son apprentissage de la mĂ©diumnitĂ©.

LOGIQUEMENT ? IL FAUT ?

  • apprendre,
  • pratiquer,
  • Observer,
  • Faire des erreurs,
  • Les comprendre.
  • Se remettre en question.
  • DĂ©velopper son discernement.

Et parfois accepter que ce que nous avions interprĂ©tĂ© d’une certaine maniĂšre quelques annĂ©es auparavant puisse aujourd’hui recevoir une autre explication.

Un apprentissage qui dure toute une vie : 

C’est probablement l’une des choses les plus importantes que toutes ces annĂ©es de pratique peuvent nous apprendre :

On n’a jamais fini d’apprendre ! Et on a pas assez d’une vie parfois pour le comprendre !

Avec le temps, nos perceptions peuvent évoluer. Notre maniÚre de pratiquer change également.

Personnellement, je ne suis plus « la » mĂȘme thĂ©rapeute holistique qu’il y a 10 ans. Certains outils deviennent moins nĂ©cessaires dans ma pratique. D’autres peuvent apparaĂźtre. Il y a plus de 10 ans j’avais besoin de supports (oracles, pendule etc). Aujourd’hui,  c’est sans support et encore …

Pour exemple, dans mes consultations de voyance. J’utilise a la demande de certains consultants car je cite :  » Vous pouvez prendre vos cartes? Moi j’aime bien avec les cartes ».

Ce qui est important de retenir, c’est que la pratique devrait nous apprendre l’humilitĂ© et le respect.

  • Accepter de ne pas savoir.
  • Accepter de pouvoir nous tromper.
  • Accepter de ne pas avoir une rĂ©ponse Ă  tout.
  • Accepter de faire ses propres recherches et expĂ©riences sans s’occuper ce que les autres font.
  • Accepter qu’une personne qui a suivi une formation payante ne vous envoi pas le pdf !

Un artisan expĂ©rimentĂ©, Ă  suivi un cursus d’apprentissage, et continue Ă  perfectionner ses gestes aprĂšs des dizaines d’annĂ©es de mĂ©tier.

Pourquoi devrait-il en ĂȘtre autrement pour quelqu’un qui travaille avec la mĂ©diumnitĂ© ou le spiritisme ?

Pour moi, cet apprentissage peut durer toute une vie !

Et les soins énergétiques et le magnétisme ?

Le magnĂ©tisme, l’imposition des mains et diffĂ©rentes conceptions de l’énergie invisible ont Ă©galement croisĂ© l’histoire de l’ésotĂ©risme et de l’occultisme.

Les pratiques Ă©nergĂ©tiques contemporaines sont aujourd’hui davantage prĂ©sentĂ©es comme des pratiques de bien-ĂȘtre et toutes ne peuvent pas ĂȘtre historiquement rangĂ©es dans une seule et mĂȘme catĂ©gorie.

Elles partagent cependant souvent cette volonté de travailler avec une énergie ou une réalité invisible supposée.

Cela ne signifie pas qu’elles remplacent la mĂ©decine.

Un soin Ă©nergĂ©tique reste une pratique complĂ©mentaire de bien-ĂȘtre et ne devrait jamais remplacer un diagnostic, un traitement mĂ©dical ou un accompagnement psychologique lorsque celui-ci est nĂ©cessaire.

La radiesthésie :

La radiesthésie utilise notamment le pendule ou les baguettes.

Selon les pratiques, ces outils peuvent servir Ă  rechercher de l’eau, obtenir des rĂ©ponses, travailler en gĂ©obiologie ou accompagner certaines pratiques spirituelles et Ă©nergĂ©tiques.

Nous retrouvons encore une fois cette mĂȘme idĂ©e :

chercher Ă  percevoir ou interprĂ©ter quelque chose qui n’est pas immĂ©diatement visible.

L’astrologie et l’alchimie :

L’astrologie possĂšde une histoire extrĂȘmement ancienne et repose sur l’interprĂ©tation symbolique des astres et de leurs correspondances supposĂ©es avec les ĂȘtres humains ou les Ă©vĂ©nements.

Elle doit aujourd’hui ĂȘtre distinguĂ©e de l’astronomie : l’astronomie est une science, tandis que l’astrologie relĂšve d’un systĂšme symbolique et divinatoire.

L’alchimie constitue Ă©galement l’un des grands univers historiques associĂ©s Ă  l’occultisme.

Au-delà de la recherche de la pierre philosophale ou de la transformation des métaux, certaines traditions alchimiques ont développé une dimension profondément symbolique dans laquelle la transformation de la matiÚre représente également une transformation intérieure.

La magie, les rituels et les traditions ésotériques : 

Enfin, l’occultisme comprend une multitude de traditions faisant intervenir des symboles, plantes, bougies, talismans, priùres, invocations, correspondances ou rituels.

Le mot « magie » ne signifie pas automatiquement « magie noire ».

De la mĂȘme maniĂšre que le mot « spirituel » ne garantit pas automatiquement que tout ce qui est pratiquĂ© sous cette Ă©tiquette soit bienveillant.

Les mots ne suffisent pas. Regardons plutĂŽt les intentions, les pratiques, l’éthique et les comportements.

Occulte ne signifie ni lumineux ni sombre : 

Voilà finalement le cƓur de cet article.

Nous entendons Ă©normĂ©ment parler aujourd’hui de « lumiĂšre », d’énergies lumineuses, de pratiques lumineuses ou encore de travailleurs de lumiĂšre.

Mais il ne faut pas confondre un vocabulaire spirituel contemporain avec une définition historique.

La voyance ne cesse pas d’appartenir Ă  l’univers Ă©sotĂ©rique parce qu’elle est pratiquĂ©e avec bienveillance.

La mĂ©diumnitĂ© ne cesse pas d’explorer l’invisible parce qu’elle est exercĂ©e dans l’amour.

La Ouija ne devient pas automatiquement maléfique parce que son image culturelle est plus sombre.

Et une pratique énergétique ne devient pas scientifiquement démontrée parce que nous utilisons le mot « énergie ».

Occulte signifie avant tout : cachĂ©. Ce n’est pas, en soi, un jugement moral.

Je pense que nous gagnerions Ă©normĂ©ment Ă  sortir de deux extrĂȘmes :

avoir peur de tout ce qui est occulte ou, au contraire, croire aveuglément à tout ce qui est présenté comme spirituel.

L’un comme l’autre peuvent nous faire perdre notre discernement.

  • Lisez.
  • Renseignez-vous.
  • Étudiez l’histoire des pratiques.
  • Écoutez diffĂ©rentes personnes.
  • Comparez les points de vue.
  • Acceptez les explications rationnelles lorsqu’elles existent.
  • Et si vous souhaitez pratiquer, apprenez avant de vous lancer.

Une pratique spirituelle ne devrait jamais vous demander d’abandonner votre esprit critique.

MĂ©fiez-vous Ă©galement des personnes qui utilisent l’invisible pour faire peur, crĂ©er une dĂ©pendance, promettre une guĂ©rison ou prĂ©tendre possĂ©der une vĂ©ritĂ© absolue.

La connaissance devrait ouvrir notre rĂ©flexion, pas l’enfermer.

Conclusion :

Alors finalement, plutît que de vous dire ce que vous devez penser de l’occultisme, j’ai envie de vous laisser avec quelques questions.

  • Pourquoi la mĂ©diumnitĂ© vous paraĂźt-elle peut-ĂȘtre « lumineuse » alors que la Ouija vous semble « sombre » ?
  • Pourquoi un pendule serait-il plus acceptable qu’une planche Ouija ?
  • Est-ce l’outil qui vous fait peur ou ce que l’on vous a racontĂ© Ă  son sujet ?
  • Une pratique devient-elle forcĂ©ment bonne parce qu’on lui ajoute le mot « lumiĂšre » ?
  • Et devient-elle automatiquement mauvaise parce qu’elle appartient Ă  l’univers occulte ?

Faites en sorte que cette dĂ©cision soit rĂ©ellement la vĂŽtre, et non simplement celle que la peur, les rĂ©seaux sociaux, un film ou les croyances d’une autre personne vous auront imposĂ©e.

Car finalement, qu’il s’agisse d’un pendule, d’une planche Ouija, d’un tarot, d’un guĂ©ridon ou mĂȘme de nos propres capacitĂ©s mĂ©diumniques :

un outil reste un outil.

Comme pour l’artisan, ce n’est pas le nombre d’outils prĂ©sents dans notre caisse qui fait notre expĂ©rience.

C’est le temps passĂ© Ă  apprendre Ă  les connaĂźtre, Ă  comprendre leurs limites et Ă  savoir quand et comment les utiliser.

© Julie Garcia – JulieNergies

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